Plénières

Plénière I :

Il s’agit de reposer la question de la philosophie des Lumières, de notre quête renouvelée des lumières. S’agit-il de l’un de nos lieux communs vidés de ses contenus ? Ou bien est-ce l’expression d’une nouvelle maturité, d’une remise sur les rails d’un projet et d’une ambition moderniste fondée sur une plus grande demande de rationalité.

L’esprit des Lumières, est-ce une arme de combat ? ou une méthodologie pour accéder à la modernité et s’amarrer au cours de l’histoire ?

Comment dépasser notre particularité historique qui n’exclut pas des similitudes avec d’autres et la possibilité de s’enrichir par les leçons de l’histoire ?

Le besoin d’appropriation de l’éthique et des valeurs des Droits de l’Homme, de la démocratie et de la citoyenneté est considérable. Quelles sont les voies d’une meilleure intériorisation de ces valeurs ?

Plénière II :

Il s’agit ici de s’interroger sur la portée et les limites de l’enseignement des Droits de l’Homme, de la démocratie et de la citoyenneté au Maroc :

–         quels rapports existe-il entre la formation et l’éducation en  général avec les valeurs dont il est question, d’une part, et de l’autre, quels rapports les formateurs et les enseignants entretiennent-ils avec ces valeurs ?

–         par ailleurs, il s’agit d’évaluer un certain nombre de pratiques d’initiation et de formation prodiguées à divers niveaux en rapport avec la question culturelle (par exemple l’amazighité et l’enseignement de la culture démocratique, l’approche de genre, les droits de l’enfant, etc.).

–         La question se pose, aussi et même à propos des curricula et des programmes de l’enseignement ; aussi bien dans ce que l’on appelle « les matières porteuses » que dans les contenus du savoir scolaire en général.

Plénière III :

La plate-forme du CERSS sur l’éthique et les valeurs du développement social se présente sous forme de questionnements et de suggestions.

–         les questionnements se font l’écho des impasses dans lesquelles les chercheurs, les observateurs et les animateurs de terrain se trouvent du fait des déficits existant dans l’appréhension des concepts relatifs à la définition des contenus de l’éthique et des valeurs du développement social, en tant que « table des lois » et cadrage théorique et en tant que conducteur déterminant les progressions et encadrant les pratiques ;

–         les suggestions, quant à elles, elles se veulent fondatrices dans la mesure où elles soumettent les approches empiriques à une conceptualisation plus volontariste et mieux intégrée dans le cadre d’une vision cohérente du développement social en tant que discipline émergente susceptible de susciter des actions en phase avec la quête d’un projet de société orienté vers la valorisation de l’homme dans son environnement social et écologique.

Plénière IV :

La thématique générique de « L’éthique et le développement social dans l’espace public » se veut, dans une certaine mesure, un échantillonnage visant à identifier le degré de prise de conscience de l’impératif de mettre en œuvre un système de valeurs et une éthique des relations sociales entre protagonistes, partenaires ou parties engagées dans divers processus de la vie publique.

Ces processus vont au-delà de la considération « morale » et la vie en « bonne intelligence ». Ils portent davantage sur l’adoption et la formalisation de systèmes de valeurs, de codes déontologiques, voire de lois et de règles pour renforcer l’esprit de justice, d’équité, d’égalité des chances, de visibilité, dans divers secteurs mettant en jeu des relations sociales et servant de repères pour la mesure du degré de développement de la société. Ce sont les rapports du citoyen à l’Etat, la nature et la position du service public, la responsabilité civique, les droits économiques, le droit des affaires, etc., qui constituent autant d’espaces pour évaluer l’impact de la culture à faire émerger.

Plénière V :

Transitions démocratiques comparées : après l’étude comparée des transitions démocratiques entre le Maroc, d’une part, et d’autre part l’Espagne, le Portugal, le Chili, le Brésil et la Pologne, dans de précédents séminaires, le CERSS s’arrête, à l’occasion de la session d’Hiver de l’Université du Développement social, sur le cas de la Turquie. En effet, la transition démocratique dans ce pays est actuellement sous les feux de la rampe pour des raisons à la fois internes, régionales et internationales. L’Institut des Etudes Stratégiques et Internationales de Lisbonne, s’associe au CERSS, dans le cadre de leur coopération au sein du projet Euromesco, pour confronter les regards des chercheurs de tous horizons sur l’expérience turque et au-delà sur toutes les expériences de transition démocratique.

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