UDS hiver 2020: Société, culture et enseignement à l’ère digitale

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Le Cerss organise la session d’hiver 2020 par visio-conférence sur le thème Société, culture et enseignement à l’ère digitale. Les 27, 28 et 29 décembre 2020 .

Dans un monde en pleine mutation, on se doit de veiller sur les changements qui affectent la société dans différents secteurs, pour faire face aux contraintes auxquelles le pays se trouve confronté et profiter des opportunités que peuvent générer ces mutations. La révolution industrielle 4.0 se manifeste par un ensemble de mutations profondes qui affectent l’environnement et les facteurs déterminants du vivre ensemble. Le Maroc se prépare à s’investir dans la nouvelle révolution afin de remédier à différentes formes de disparités dont souffre la société. Il s’agit d’optimiser la création des richesses avec les moyens disponibles mais aussi, la réduction des disparités inter et intra régionales au niveau économique et social, le projet doit répondre à une multitude de questions dont dépend directement le quotidien du citoyen marocain. Se pose la question de l’apport de la transformation numérique dans les politiques de développement du pays. Cette transformation devenue incontournable, est aujourd’hui un choix mondial qui refléte une continuité des changements structurels et globaux à base numérique et multidimensionnels.

Le débat actuel sur le nouveau modèle de développement a pour objectif de concevoir le meilleur modèle de développement que peut adopter le pays, compte tenu du potentiel et des ressources dont il dispose, et des contraintes qu’il a à surmonter, ce qui correspond à une question qui se pose avec acuité vues les limites de la situation existante. La contribution de la transformation numérique dans le nouveau modèle du développement paraît indispensable. La transformation numérique est aujourd’hui un choix mondial qui reflète une continuité de transformations structurelles et globales à base numérique et multidimensionnelle.

L’intégration de la transformation numérique dans la nouvelle voie de développement peut être manifeste dans différents domaines, notamment, le Big Data, l’intelligence artificielle, l’impression 3G, l’internet 4.0, le social network et les applications mobiles.    

Le dernier rapport de l’ONUDI de 2020, focalisé sur la quatrième révolution industrielle et ses implications sur le devenir de l’industrie, définit l’étape actuelle de l’industrialisation comme la phase de la production intelligente. La réussite de la transformation numérique dépend d’un système intégré de changements qui doivent permettre une évolution manifeste de l’économie, des institutions et de la société, des changements indispensables à sa réussite.

Dans ce sens, la transformation numérique se manifeste à travers trois principales dimensions :

  • Au niveau économique, elle équivaut à un ensemble d’opportunités d’investissement, à une révolution qui touche l’économie dans ses différentes facettes, et l’impact doit être tangible au niveau des trois secteurs d’activité. Dans ce cadre, peut être cité le secteur tertiaire qui constitue un moteur pour la production, et la création d’emplois et de la valeur au Maroc et qui doit s’adapter avec les changements qui affectent le secteur pour intégrer les chaines de valeurs au niveau mondial, notamment l’apparition des nouveaux systèmes de production liés à la révolution numérique, ces systèmes qui réinventent les modes traditionnels de la production, pour instaurer ainsi, une nouvelle philosophie au niveau du secteur.
  • La dimension politique de la transformation numérique correspond à l’ensemble des changements qui touchent la société dans le sens de la consolidation de l’Etat de droit, la démocratisation de la santé, la démocratisation de l’accès à l’information, ou ce qu’on appelle communément l’e-gouvernement, la digitalisation des services, la transparence… La dimension démocratique est principalement liée à la participation et à la citoyenneté, en principe les trois dimensions dépendent directement de la promotion de l’enseignement de l’innovation et de la formation des ressources humaines.
  • La troisième composante du changement est celle qui se focalise sur le volet socio-culturel de la révolution numérique, sur le système éducatif, et sur le capital humain.

Ces changements peuvent difficilement ne pas affecter le système culturel à travers l’impact sur les relations sociales et les concepts de l’espace public et l’espace privé, l’individu et sa position. Dans ce cadre, la révolution numérique se présente comme porteuse de profonds changements socio-culturels et par conséquence la réussite de toute révolution numérique dépend de la capacité du capital humain à produire et à innover.

La pandémie du covid 19 a donné un coup de fouet aux aspects éducatifs du numérique. Elle a en même temps montré les limites de l’état actuel des choses et l’immensité des besoins et des efforts à déployer sur ce terrain.  

Depuis 1998, le Maroc a adopté au moins seize stratégies dans le domaine digital, on peut reconnaître une évolution dans certains secteurs en analysant la situation de prés.  Toutefois de grosses lacunes sont à signaler comme l’absence d’un cloud national malgré le fait que le Maroc dispose d’un système Open Data. Ce constat pourrait-il s’expliquer principalement par les  lourdeurs administratives ?

En 2017, le gouvernement a lancé un programme de startup pour une enveloppe budgétaire de 500 millions de dirhams. Suite à une évolution au niveau mondial, il a été constaté que le budget de l’ensemble des projets proposés par des entreprises marocaines dans le cadre de ce programme, ne dépasse pas les 300 millions de dirhams derrière le Kenya, l’Afrique du Sud et le Nigeria. Un autre indicateur qui confirme la situation critique du Maroc en matière de transformation numérique : il s’agit de l’indice de l’innovation, dans ce cadre le Maroc est classé 76ème sur 126, pour l’e-gouvernement 110ème sur 193. En ce qui concerne le dernier indicateur, on assiste à un recul, lié pour l’essentiel à la lenteur administrative. Pour l’indice de la connectivité, le Maroc était  classé 65éme sur 79, ce qui représente un ensemble de problèmes pour les entreprises en termes de compétitivité. Ces diverses contraintes poussent les ressources humaines à chercher à développer leurs compétences à l’extérieur du pays.

Il est nécessaire de développer une stratégie globale, permettant de remédier aux différents dysfonctionnements dont souffre ce projet de société. L’Agence du Développement de la Digitalisation a défini trois axes pour la réussite de ce défi, le premier est lié à l’e-gouvernement et à la démocratisation de l’accès à l’information, le second traite le système économique et la promotion de sa compétitivité et le troisième est focalisé sur la formation des ressources humaines. Dans ce cadre, le Maroc doit palier au problème d’écart entre les formations et la demande sur le marché de travail et doit veiller à la promotion de l’innovation.

Au cours de trois rencontres à distance, des experts et chercheurs exploreront les axes suivants :

  1. Education et numérisation de l’enseignement (le 27 décembre) Hamoudou, Kadili, Aziz El Hajir, Ahmed Rabbani
  2. Institutions, lois, règlements et éthique (lé 28), Ali Karimi, Tarek Zouheir, M. Benayach, A. Bensfia 
  3. Culture et dynamiques sociales (le 29), Said Bennis, M.Khalfi, Mahfoudi, M.Benhlal

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