Atelier sur la méthode expérientielle

Le Centre d’Etudes et de Recherches en Sciences Sociales a organisé, le lundi 8 juillet de 16h30 à 18h30 au siège du CERSS, un atelier sur la méthode expérientielle animé par M. Arnaldo Serna, éducateur pour le développement et coach au Pérou, de la Scuela Del Desarollo .

Mr. Arnaldo a suscité l’intérêt de l’assistance en faisant un rappel des éléments qui composent le processus d’apprentissage basé sur la pédagogie expérientielle  à travers des questions créant un brainstorming chez les nouveaux bénéficiaires et  interrogeant la mémoire de ceux et celles qui ont bénéficié  en 2017 d’une formation en la matière. Il a en effet dégagé un schéma concrétisant les étapes d’apprentissage par le biais de la dite pédagogie en partant  de l’expérience à la réflexion puis à la co-construction des savoirs pour passer finalement à l’application.

Le formateur a définit également la pédagogie expérientielle comme un moyen d’ « empowerment » en matière d’apprentissage. Dans ce sens, il a essayé d’intégrer les bénéficiaires de la formation dans le processus enseignement /apprentissage en leur demandant de poser des questions qui leur semblent susceptibles d’éclaircir certains points en la matière en l’occurrence :

-Quels sont les points communs entre la pédagogie expérientielle et celle d’intégration ? Ne représentent-elles pas le même contenu ?

-Comment généraliser les résultats  de cette approche alors qu’elle est de nature sélective, partielle, non exhaustive ? S’agit-il d’un savoir limité ?

– Quelle est la marge de liberté que représente cette pédagogie ?

– Est ce qu’il y a eu des études statistiques témoignant la fiabilité de cette pédagogie par rapports aux autres ?

Ces questions et autres ont  constitué le socle de la formation et du débat qui a pu naitre, favorisant ainsi le processus réflexif et contribuant à la richesse idéelle de l’atelier. On résume ainsi les débouchés de ce débat dans ce qui suit :

La pédagogie expérientielle, visant à placer l’apprenant au centre du processus d’apprentissage et  attribuant au formateur un rôle de facilitateur et de mobilisateur, a remplacé la pédagogie classique basée sur le cours magistral et le pouvoir du formateur comme seul détenteur de la connaissance.

L’apprentissage permet en fait d’agir sur les savoirs vivantiels( vécus), propositionnels, et pratiques. Néanmoins, la tâche la plus difficile que peut s’assigner un formateur c’est de  travailler sur les attitudes, les croyances ainsi que les habitudes des apprenants. Chose qui est difficile à réaliser en se servant  de la pédagogie classique.

Les savoirs acquis ne sont pas souvent susceptibles de généralisation, cependant le plus important c’est d’acquérir, via l’expérience et la réflexion,  les principes de base pouvant servir à la résolution d’autres situations problèmes. Autrement dit, avoir les compétences requises pour pouvoir les affronter.

Le transfert des bonnes pratiques d’apprentissage d’un pays à l’autre à travers des fiches de capitalisation peut en effet être utile en la matière.

A la fin, le formateur a convié l’assistance à un  prochain atelier qui aura lieu le mardi 9 juillet et qui sera une occasion de faire un exercice d’application de la pédagogie expérientielle afin d’en dégager ses avantages et ses faiblesses.

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