Mémorandum du CERSS sur la nouvelle voie de développement

Propositions pour un ‘’nouveau modèle de développement’’ la veille du débat marocain sur la question


– Abdallah Saaf ;
– Abderrahmane Mouline ;
– Mohamed Bouja ;
– Siham Zidal.

Le CERRS, dans le cadre de sa contribution au débat sur le « nouveau modèle de développement » a procédé au préalable à l’examen de l’état des lieux à la fois du diagnostic et des propositions. Ainsi un tour d’horizon sur les aspects propositionnels contenus dans la littérature existante produite par plusieurs institutions et organisations nationales et internationales concernés par les questions de développement a été effectué.
De nombreux rapports ont formulé de multiples recommandations pour le développent du pays, par rapport à la voie de développement adoptée jusque-là.
Le débat national actuel sur le modèle de développement peut constituer un tournant pour l’émergence économique du pays. Le Maroc s’est officiellement engagé dans la recherche d’un ‘’nouveau modèle de développement’’ qui doit lui permettre de mieux faire face aux enjeux que constituent la concurrence mondialisée, la cohésion sociale nationale, la création d’emplois, le renforcement du capital humain et le bien-vivre de son peuple.
Des institutions de gouvernance ont déjà élaboré ces dernières années des diagnostics de qualité et proposé des recommandations pertinentes. On pense bien évidemment à celles du CESE, au CNDH, au CC, à l’ICPC, à la Cour des comptes, etc.
Il y a un acquis national en matière de ‘’diagnostics’’ et de propositions à prendre en compte. Comment faire pour dégager des convergences sur des constats essentiels et établir des priorités en termes d’actions et de réformes ? Le modèle actuel du développement du pays était considéré comme un modèle qui a atteint ses limites, ne produisant pas suffisamment de richesses, et incapable de résorber les déficits sociaux et les disparités régionales du pays. Dans ce sens, plusieurs institutions nationales et internationales ont repensé ce modèle de développement et leurs contributions qui questionnent le modèle actuel, fournissent à la fois des pistes de relance. Le diagnostic réalisé par les organisations nationales et internationales a identifié plusieurs contraintes majeures pour l’instauration d’un modèle de développement efficace et efficient, plus soutenu, plus durable, plus inclusif et davantage équitable pour le Maroc, en l’occurrence :

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Articles – Analyses

  • يؤطر الفصل الأول من دستور 2011 مسألة اللامركزية الترابية ويربطها بالجهوية المتقدمة بشكل واضح، وهكذا نصت الفقرة الرابعة من هذا الفصل على أن ” التنظيم الترابي للمملكة تنظيم لامركزي، يقوم على الجهوية المتقدمة”. كما جرى تخصيص الباب التاسع من الدستور كاملا للحديث عن الجهات والجماعات الترابية الأخرى، مؤكدا على “أن الجهة تتبوأ، تحت إشراف مجلسها، مكانة الصدارة بالنسبة للجماعات الأخرى، وذلك في عمليات إعداد وتتبع برامج التنمية الجهوية، والتصاميم الجهوية لإعداد التراب، وفي نطاق احترام الاختصاصات الذاتية لهذه الجماعات. وكلما تعلق الأمر بإنجاز مشروع يتطلب تعاون عدة جماعات ترابية، فإن هذه الأخيرة تتفق على كيفيات تعاونها”[1]، كما صدرت القوانين التنظيمية للجماعات الترابية للتفصيل في التنظيم الترابي للمملكة التي جاء بها دستور 2011، وعلى رأسها القانون التنظيمي للجهات[2]، بالإضافة إلى العديد [...]
  • 1.     L’Arganeraie patrimoine communautaire   L’Arganeraie est un patrimoine communautaire. C’est un espace dans lequel s’est formé des institutions tel que la « jmâa », chargée de la gestion de la communauté ancestrale, fondé surle « orf » droit coutumier où il n’existe pas de propriété au sens romain (c’est-à-dire : user et abuser du bien), mais il existe un droit d’usage qui s’étend à l’Arganeraie. Le « orf » régie les institutions et pratiques dans l’aire de prédilection de l’Arganeraie, dont la pratique de l’ « agdal », consiste à la mise en défend d’une zone pour la régénération de l’arganier et des plantes de sous-bois l‘agdal, qui est un édifice fortifié servant de magasins pour les produits de [...]
  • Introduction  Il ne fait pas de doute que l’accès à l’eau est un défi crucial du développement durable. La dimension environnementale du défi est évidente : il s’agit de préserver une ressource menacée aussi bien dans sa quantité que dans sa qualité et d’en faire un héritage sécurisé et garanti pour les générations futures[1]. L’eau revêt plusieurs fonctions : de survie, de sauvegarde, ou une fonction intégrative à travers les interactions qu’elle permet entre les espaces, les milieux et/ou les ressources et les communautés…elle se présente comme une ressource fragile et vulnérable à ménager et à protéger et elle est tout à la fois salvatrice et destructrice ; elle est source de vie, elle est la vie elle-même[2]. La relation entre l’homme et [...]

Activités

vient de paraitre : Ecrits marxistes sur le Maroc (1860-1925)… de son auteur Pr. Abdellah Saaf

Livres: Le CERSS vient de publier “Qu’est ce que le pouvoir”de Moncef Marzouki, l’ancien président de Tunisie

Agenda du CERSS août-septembre-octobre-novembre-décembre 2020

  
Aout

  Ouverture des inscriptions aux différentes formations du CERSS ;

  Tout au long du mois d’aout série de réunions ateliers séminaires pour les préparatifs administratifs et pédagogiques, la communication, la co-construction des curricula ;

Approfondissement continu du travail sur le mémorandum sur le projet de « nouveau modèle de développement », ateliers de rédaction ;

Approfondissement continu du travail sur le rapport stratégique 2019-2020, atelier d’amélioration du niveau scientifique du Rapport ;


  
September

  Nombre de réunions à distance avec les différents acteurs de la formation (formateurs, étudiants, apprentis...) par WhatSap , facebook, site officiel, organisation de concours et examens pour l’inscription ou la réinscription des étudiants ;

Coordination avec les entreprises et ONG pour entamer les stages de terrains, Démarrage des stages et organisation des nouvelles inscriptions pour les tests d’entrée, Approfondissement et validation du travail sur le mémorandum sur le projet de « nouveau modèle de développement », ateliers de rédaction ;

Approfondissement et validation du travail sur le rapport stratégique, atelier d’amélioration du niveau scientifique du Rapport ;


  
Octobre

18
au 27
  examens écrits et oraux des structures de formation du CERSS ;

Validation du mémorandum sur le projet de « nouveau modèle de développement », ateliers de rédaction ;

Validation du Rapport stratégique 2019-2021, atelier d’amélioration du niveau scientifique du dit Rapport ;


  
Novembre

  Finalisation des travaux préparatoires des formations de la nouvelles année, réunion de coordination pédagogique, validation des inscriptions aux formations du CERSS ; réunion concernant la communication, ateliers de construction des curricula ;



07
  , Atelier international de réflexion sur le projet pédagogique du CERSS ;

Ateliers sur les projets de recherche de la phase à venir le 10, le 11 , le 12 et le 14 novembre réponses aux appels, à projet, élaboration des projets éligibles ;



10
  Réunion du comité scientifique sur la programmation des activités du CERSS ;



15
  Elaboration de plusieurs projets de recherche suite à l’appel d’offre du Ministère de l’Enseignement supérieur, et choix du projet à présenter,



20
  envoi du mémorandum à la commission chargée du projet de nouveau modèle du développement,



25
   Présentation à la commission du nouveau modèle de développement du Mémorandum du CERSS sur les dimensions économiques, sociales environnementales, territoriales et culturelles du nouveau modèle de développement



30
  journée des formations du CERSS, suites de la refléxion sur le projet pédagogique du CERSS



  
Décembre

30
Nov
  Ateliers sur la communication




02
  Conférence d’ouverture du philosophe africain Achille Mbembe: " L'afrique et les enjeux planétaires."



09
  Actualisation du plan stratégique 2019-2021



16
  cours inaugural Mustapha Bouhaddou,




25 - 27
  organisation de l’UDS Bilan et perspective de la culture numérique



CERSS – TV

CERSS - TV

Première journée, 20 juillet 2020 : l’Etat social dans la prochaine décennie

Première journée, 20 juillet 2020 : l’Etat social dans la prochaine décennie   Mustapha Bouhaddou, le besoin du retour de l’Etat ; Mounir Zouiten, quel avenir pour les filets sociaux ; Rachid Bentaibi, pour l’élargissement des espaces mixtes : le cas de l’école communautaire ; Ahmed Chehbouni, l’Etat social face à la problématique des jeunes ; Modérateur : Mohammed Elhachimi Rapporteur: Halima Kriraa


Abdallah Saaf: La captivante trajectoire d’un élu

Editorial
Le livre de N. Ahoujil Nasser, ‘’ l’itinéraire d’un élu’’ ne présente pas seulement le récit d’une ou plusieurs élections. Il conte la trajectoire passionnée d’un jeune homme, originaire d’un terroir du moyen Atlas, Aït Sebaa, entré très jeune en politique, devenu l’un de ses élus, le premier de ses élus (président de la commune), sur plusieurs décennies. Lorsqu’en 1976, il avait décidé de se présenter, l’entreprise paraissait incertaine, une aventure. Jusqu’à cette date, il ne s’était engagé dans des activités cultures, dans un cadre associatif. Il avait adhéré au mouvement populaire (MP), et y assuma plusieurs responsabilités. Quand bien plus tard, il décida de quitter le parti, il lui fut demandé pour quelles raisons, il répondit : « à Aït Sebaa quand on creuse un puits on trouve de l’eau généralement à 40 ou 50 mètres. Concernant le MP j’ai passé, j’ai passé des années à creuser des centaines de mètres sans trouver d’eau.  Aussi je dois changer d’endroit » . Le livre d’Ahoujil Nasser met à la disposition des acteurs politiques locaux et nationaux, les observateurs et les chercheurs en sciences sociales, un témoignage d’une grande valeur documentaire, sans précèdent me semble-t-il, du moins à ma connaissance. Le récit reprend en termes simples, comme une narration prégnante ayant pour objet les détails d’une vie politique locale intense. L’attachement de l’auteur sur la longue durée à Aït Sebaa est quasi physique, il qualifie d’ailleurs sa commune de seconde mère. De 1976 à aujourd’hui les faits rapportés s’enchainaient comme les épisodes d’une série qui vous tient. Chemin faisant, l’auteur engage un dialogue ouvert avec le lecteur, lui rappelle le fil directeur de son récit avec comme arrière-plan un tableau du contexte politique, des personnages qui ont marqué la vie politique nationale (tels Aherdane, El Khattib, Laenser, Kadiri, My Ahmed El Alaoui, Gueddira, Basri…), des figures du terroir (gouverneurs, des représentants d’administrations  territoriales, des responsables et élus provinciaux et régionaux, des notables…), ainsi que de grands évènements de la vie politique, des anecdotes…. La commune Aït Sebaa est le terrain sur lequel se déroule le parcours de l’élu. Celui-ci y mène un combat continu pour affirmer sa légitimité au début comme candidat, puis comme élu, puis comme président. Il s’agit d’une lutte où apparaissent et disparaissent les alliés, les ralliés, les amis, les appuis, les soutiens. Il fait face aux adversaires, aux concurrents, faux amis, ennemis, ingrats, ‘’traitres’’ etc. L’auteur revient sur ses séquences de mobilisation, de persuasion, il reconstitue ce long cheminement jonché de récits d’amitiés, de loyautés, de trahisons, de haines de reconnaissances et d’ingratitudes, de soutiens indéfectibles et de défections parfois inattendues. Aux élections, les stratégies individuelles et collectives s’exacerbent. En temps de non- élections, se préparent les prochaines élections. Sur les élections précisément, l’auteur nous avertit : gagner des voix n’obéit à aucune logique. L’homme qu’il faut à la place qu’il faut serait un vieux slogan vide de contenu, dressé pour vendre des illusions. Les programmes électoraux des partis politiques ne sont plus que des discours sans contenus, et tous justes bons pour la consommation. Aujourd’hui selon l’auteur, peu importe que le candidat soit bon ou non, ce qui compterait pour les gens, c’est qu’il ait de l’argent (moulchkara). Dès le premier mandat, il s’avère que la gestion des affaires locales est difficile, complexe, aléatoire. Les besoins sont immenses et les moyens limités. On verra l’auteur et ses équipes constamment à la recherche permanente des ressources. En 1976, le processus de décentralisation était à ses débuts. La tutelle était lourde, les compétences des élus presque symboliques. La commune rurale était encore à l’état d’institution formelle. Au lendemain de son élection, le nouveau président découvre des conditions et des moyens de travail dérisoires : une petite pièce minable au sein du siège de l’autorité locale servait de bureau, un embryon de personnel. Les limites du territoire de la commune n’ont pas cessé d’évoluer, ce qui obligeait chaque fois de s’adapter au nouveau découpage administratif. Le nouveau président devait commencer à partir de peu de choses , d’un siège honorable, du personnel, des ressources, et progressivement d’une culture du service public local…. La politique locale à Aït Sebaa eut pour axe fondamental la mise à la disposition des habitants de l’eau (fontaines, sources), l’électricité, les routes et les pistes, le remboursement aux particuliers des dettes de la commune sur le foncier, les services courants…. Mais d’une élection à l’autre, les décisions stratégiques ont-elles une vie ? L’auteur donne les détails d’une décision prise lors de l’un de ses mandats. Il a été décidé de changer le lieu du marché hebdomadaire de la commune pour un autre mieux situé, plus grand, davantage équipé, et un prêt important obtenu du FEC. L’ancien site appartenait à la commune, était titré et l’idée était de le confier à un investisseur qui pourrait le transformer en lotissements, ce qui allait engendrer des ressources considérables pour la commune. On imagine le coût de ladite décision en travail, en temps, en efforts de persuasion des autres élus, en lobbying auprès des autorités, en va- et vient entre la commune et les administrations là où elles se trouvent. Le conseil communal qui a succédé à celui qui avait pris la décision a décidé simplement de classer l’affaire et de ne pas lui donner suite. Pour l’auteur, les compétences politiques ne se réduisent pas seulement à des capacités oratoires et dans l’intrigue. Elles sont avant tout savoir et valeurs. Ce n’est non plus un jardin où il suffit d’entrer pour y cueillir des fleurs quand on veut et comme on veut. La politique est nous dit l’auteur, une lutte permanente et une résilience constante vis-à-vis de tous les défis, quels qu’en soient les prix. L’intérêt du livre est dans ce qu’il reconstruit un parcours significatif très particulier, celui d’un acteur politique local devenu un professionnel de la chose locale, pragmatique et sincère. L’auteur a réussi à relater en même temps l’histoire politique de son territoire, et à faire sentir au lecteur l’intensité de la vie politique d’une commune du fonds de l’Atlas, et la sensibilité de ses enjeux. Je recommande au grand public, à celui des sciences sociales, et surtout aux politologues sa lecture attentive. Octobre 2020

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